La gratitude : quelle ressource aujourd’hui ?

mon tableau matinal : Merci

Depuis plusieurs années, j’ai érigé le 26 novembre comme « Journée de la Gratitude. Ainsi, malgré un agenda trépidant, et peu de publications, je m’en voudrais cette année, de ne pas te partager cet événement.
Voici mon invitation 2020, l’année de tous les possibles !!! 

Certains voient la gratitude comme une soumission : « devoir dire merci », d’autres comme la réponse à un événement très spécial, ce sont des considérations externalisées.
Je préfère la voir comme la célébration de ma relation à moi et au monde :
regarder ce qui m’est agréable et le célébrer. 

Ouvrir les yeux au réveil et être capable de voir : n’est-ce pas déjà merveilleux ? Avoir de l’eau à disposition pour me désaltérer, ou mieux encore avoir assez d’eau pour prendre un douche, peut-être même chaude ? Disposer de vêtements, voire de vêtements que j’ai choisi parce qu’ils me plaisent ? Rencontrer des personnes que je salue, voire qui répondent à mon bonjour ? …  Si je m’attèle aux exemples, je ne suis pas prête de finir l’article : ils sont assurément infinis ! Même si je traverse une période de vie très difficile, il reste des multiples raisons de me réjouir ! Ceci est mon choix de chaque instant…
Ainsi, j’ai choisi ce 26 novembre pour se le rappeler. Comme pour le 8 mars, journée internationale de la femme, ce n’est pas le seul jour de l’année où c’est important, que dis-je, essentiel.

Auto-coaching : crée ton calendrier de l’Avent !

Cette année, plutôt que d’en acheter un plein de chocolats, je te propose de te créer ton calendrier de l’Avent de la Gratitude. Sans considérations religieuses, à toi de choisir ce que tu vises. Je te propose symboliquement l’entrée dans la nouvelle année.

Peu importe le support que tu choisis, l’essentiel est qu’il te parle et tant qu’à faire, te plaise !
A toi, chaque soir d’y glisser 3 raisons de remercier pour ce que tu as vécu ce jour. Et le matin de le regarder pour « lui suggérer » de t’inspirer pour les raisons nouvelles du jour. Ainsi, dès le réveil, ton attention sera focalisée sur ce qui t’est agréable.
Je te souhaite de faire cette expérience, par exemple durant les 36 prochaines journées qui nous séparent de 2021.

Belles rencontres avec la face merveilleuse de ta Vie.

NB : Nooon vraiment pas besoin de vivre sous les tropiques pour cela. Ici aussi il y aurait de multiples raisons de se plaindre !
La vraie aventure est n’est-ce pas d’oser sa vie ?
La mienne m’a conduite ici sans que je comprenne pourquoi, pas à pas je le découvre.  

Intégration : la rencontre quelle opportunité ?

Arrivée à La Réunion il y a moins de 4 mois, alors que je n’avais jamais voyagé aussi loin, voici une expérience d’adaptation et d’intégration. J’ai déjà parlé de mes premiers étonnements en juillet.  Heureusement, pour éviter le choc thermique je suis arrivée en hiver (juillet), passée de l’été normand à l’hiver réunionnais, soit 22°C environ en bord de mer. Transition confortable.
Des paysages à couper le souffle, l’océan bleu et les montagnes vertes se côtoient avec grâce. La nature s’offre à la vue de tous côtés, même en cœur de ville ! Des virages de rallye a gogo, mieux vaut aimer conduire ! Des habitants accueillants, qui, en général quand ils apprennent que je m’installe me gratifient d’un « bienvenue à La Réunion » tout sourire. Ce n’est pas en Normandie que j’ai entendu cela 😉
Des habitants d’origines diverses, réunion des cultures… mais là fût ma plus grosse surprise : ils se qualifient les uns les autres de « Yab », « Zarab », « Gros blanc », « Chinois », « Malbar », « Cafre », « Zoreil »… Ce que moi j’appelle des étiquettes. Pourtant, je croyais que c’était l’île des mélanges culturels, je me suis sans doute trompée, c’est plutôt l’île du vivre ensemble. Les communautés demeurent et s’identifient par leurs origines géographiques, religieuses et ethniques avec ces qualificatifs. Les créoles sont ceux qui sont nés sur l’île, de préférence de parents créoles, car les enfants d’un couple créole/zoreil sont des zoréols.
Petit détour par ces étiquettes dont j’ai encore bien du mal à comprendre l’intérêt.
Les Yabs ou petits blancs des hauts et les Gros Blancs sont d’origine européenne. Les premiers étant plutôt modestes et les seconds fortunés. Les Malbars sont des indiens hindouistes arrivés comme travailleurs volontaires après l’abolition de l’esclavage. Les Cafres sont d’origine malgache ou africaine descendants des anciens esclaves. Les Zarabs sont des indiens musulmans. Les Chinois arrivés depuis la fin du 19ème siècle tiennent souvent des boutiques en ville.
Comment ces classifications favorisent-elles la mixité ?
Certains pratiquent un « mélanges » de religions : hindouistes et chrétienne par exemple. Il y a dans chaque ville un temple hindouistes coloré, au moins une mosquée et une église. Peut-être s’agit-il de communautarismes qui vivent ensemble sans se mélanger.
Si réunion des cultures il y avait vraiment, pourquoi alors s’identifier ainsi ?
Je profite de mon regard naïf sur la situation. Je vais m’adapter à ces façons de faire, sans forcément les cautionner… sans doute est-ce ma culture qui est très personnelle, pour ne pas dire individuelle. N’est-ce pas ce que je propose : la liberté d’être soi au-delà des étiquettes ?
Mon rêve est que l’on ait pas besoin d’étiquettes pour se fréquenter.
Que chacun soit, ce qu’il ressent au fond de lui, et qu’il le partage avec fierté, tout en accueillant la spécificité d’autrui et que ces échanges fructifient.

Auto-coaching :

As-tu déjà vécu des transitions ? A quelles situations t’es-tu adapté.e ?
Que t’ont appris les autres cultures ?
Quelle est l’influence de ta culture d’origine ? Te convient-elle vraiment ?
Et si tu créais ta culture personnelle : quelle serait-elle ?

Pour ce qui est du miroir…
Quelles sont les étiquettes que je me colle ?
J’utilise mon nom, ma région d’origine, et celle de naissance comme indices de qui je suis. Parfois j’utilise mon métier ou mes relations pour être davantage reconnue.
Les étiquettes permettent de se repérer plus facilement, au risque de nous figer dans un rôle. Il me semble essentiel de savoir que ce ne sont que des étiquettes et que donc elles peuvent être décollées si bon me semble !

Quels sont mes rêves ?

Tableau original d’Agnès Hemery

Ce matin, peu après mon réveil, interpellée par des messages placés dans mon séjour, j’ai eu l’inspiration d’écrire sur mon rêve de vie.

Quel est mon rêve ?
« Mon rêve est d’aider les autres à être libres.
Je suis convaincue qu’en étant soi, nous construirons un monde qui exprime le meilleur de nous-mêmes.
J’espère y contribuer par l’auto-coaching qui invite chacun à aller à la rencontre de soi et de piloter sa vie en fonction de ses aspirations profondes. »

Quel est ton rêve ?

Qu’est-ce qu’être libre ?
C’est agir en fonction de moi-même, guidé.e par mon cœur, pas pas ma peur, ni par ma rancoeur, pas par ma colère, ni même ma tristesse.
Guidé.e par la joie et l’enthousiasme ou juste l’espoir, je vais vers ce que je désire plutôt que de me protéger de ce que je crains.
Quand je choisis pour moi, je dépasse le passé et l’utilise simplement comme du terreau, nourriture pour faire germer l’avenir.
Quand je crois en moi, en mes rêves, chacune de mes expériences, heureuses comme douloureuses m’offre du carburant pour avancer, de la matière pour créer.

Quand j’écoute ce qui me fait vibrer de joie,
j’ai envie de Vivre pleinement.

Choisir la vengeance, expression d’une plaie purulente, me maintient dans le problème, le réactive.
Entretenir la tristesse est une aliénation à une expérience passée. Les émotions sont fugaces.
Suivre sa colère consiste à donner le pouvoir à ce qu’on déteste.
Ecouter les peurs c’est renoncer à l’amour, en croyant se protéger des risques on évite de vivre !

La vie n’a rien d’évident (et pourtant…) elle est un challenge de chaque instant. Elle n’offre aucune garantie, mais s’offre à nous, de secondes en années, en passant par les précieuses minutes et des journées vécues comme plus ou moins longues…
A chaque instant, je l’influence, que ce soit en conscience ou pas. J’en fais librement ce que j’en décide, quand bien même je décide que je n’ai pas de pouvoir sur moi et que je le délègue à d’autres (parents, conjoint, hiérarchique, religion, Etat…). De toute façon, que je choisisse moi-même ou laisse les autres choisir pour moi, c’est mon choix !

Quoique je décide, j’active ma responsabilité.
Alors autant en être fier.e !

Que je suive la volonté de mes parents, que je m’y oppose, que je prenne la tangente ou que je suive mon rêve, c’est de ma vie qu’il s’agit : c’est donc mon choix, libre et responsable !
Chacun de mes choix suppose courage et énergie, que ce soit la soumission, la rébellion ou l’indépendance.

Quelle décision éclairera ma vie d’espoir et de joie ?

Ma vraie liberté, bien plus grande que celle d’agir, est de choisir mes croyances !
Mes croyances, ces pensées qui me guident, sont comme des lunettes qui teintent ma vie et l’orientent (ou la déforment).
Par exemple, « je suis nul » est une croyance. C’est une idée que j’ai construite sur moi, ou adoptée parce que mon père me l’a si souvent répétée. Elle oriente mes choix d’actions, et même mon attitude par rapport à l’action.
Un des effets de base des croyances, qui pourrait être vu comme un biais, est qu’on fait tout pour les valider ! Comme j’y crois, je ne la remets pas en question… Ainsi, le piège est puissant.
Pourtant, comme nos croyances nous appartiennent, même si nous les avons empruntées à quelqu’un ou à une doctrine, elles peuvent être changées par « simple » choix personnel.
« Je dois obéir à mes parents » ou « je dois aimer mes parents » sont aussi des croyances, même si elles sont amplement partagées, rien n’en prouve la vérité. Il y a fort à parier que les « je dois… » « il faut … » évoquent des croyances pas très en phase avec la voix de mon cœur.
Les croyances ne sont pas toutes pesantes ou limitantes, elles peuvent aussi être aidantes, comme « je mérite aimé », « je suis capable de réussir cet examen », « j’aime la vie même si je rencontre des déconvenues »…

Synchronicité alias magie de la Vie ?
Juste après que j’ai écrit ce message sur mon journal, une amie m’a envoyé le message suivant , qu’il me parait essentiel de partager en complément : https://www.youtube.com/watch?v=eHKF_EP0-pE&t=1055s&frags=pl%2Cwn

Auto-coaching :

Quel est mon rêve ?
Quelle décision éclairerait ma vie d’espoir et de joie ?

Quelles sont mes croyances actuelles au sujet de ce rêve, de ma vie ?
Sont-elles majoritairement aidantes ou limitantes ?

Comment pourrais-je m’autoriser à réaliser ce rêve qui me tient à cœur ?
Quel serait alors mon premier pas ?

En étant à mon écoute, je passe de la plainte à la ressource.
Ce qui se présente à moi est source de croissance.
Extraordinaires informations sur « moi-m’aime » !
Messages pour mieux me connaître afin d’exprimer le meilleur de moi.
Là est le miroir : ce qui suscite mes émotions parle de moi.

NB : j’ai bien ralenti… pas publié d’article du 9 août (article sur ralentir) au 27 septembre

Ralentir : ça me dit quoi ?


« Il faut savoir prendre son temps, suivre ses instincts et goûter la sensualité au quotidien. C’est l’essence même de la vérité. »    Calvin Klein, Styliste
Voici le reportage qui m’a inspiré le thème : https://www.arte.tv/fr/videos/048763-000-A/l-urgence-de-ralentir/

Auto-coaching: 

Quel est mon rythme habituel ?   Ai-je l’impression qu’il est plutôt rapide ou plutôt lent ?

Correspond-t-il à mes besoins ?   Me semble-t-il écologique (respectueux de moi, et de mon environnement relationnel et matériel) ?

Expérience :
Je change de rythme (sans me juger !) pour découvrir un nouvel aspect de ma vie. Suite à cette expérience, je pourrai éventuellement adapter mon rythme habituel, ou procéder à des alternances.

Piloter >< Détourner

image de https://le-triple-effort.fr/progresser-montees-cols/

Piloter suppose d’avancer en direction d’un objectif. C’est une action qui a du sens et qui demande détermination, préparation, motivation et concentration.
Détourner c’est s’éloigner de l’objet de notre attention. C’est, non pas choisir un nouvel objectif, mais juste éviter celui qu’on avait. C’est par exemple se divertir, en préférant une distraction qui permette de zapper l’objet prioritaire.

Auto-coaching :

Quelles sont mes activités quotidiennes non contraintes ?
Sont-elles de l’ordre de choix personnels constructif (orientés vers un objectif) ou de divertissements ? Exemple : regarder la télé peut être un divertissement (détourner mon attention) ou un outil pour avancer (m’informer sur un sujet lié à mon projet).
Quel sont mes projets prioritaires à court terme (CT, 3 à 6 mois), moyen terme (MT, 3 ans) ou long terme (LT, plus de 5 ans) ?
Quelles actions quotidiennes contribuent à mon projet prioritaire à court terme ?

Expérience :

Pour les 5 prochains jours, je m’engage à consacrer 20 minutes par jour (ou 10 si 20 me semble trop ambitieux, ce sera toujours bien plus que 0) à mon objectif prioritaire pour les mois à venir (CT). Bien sûr, si je ne sais pas ce que je veux, je peux commencer par consacrer ces 20 minutes à définir mes objectifs prioritaires et à les trier par ordre d’importance à mes yeux.

Concilier les deux (passer du OU au ET) :

Pour avancer vers mon objectif, il peut être nécessaire de tirer des bords ( navigation) ou d’avancer en lacets (pilotage en montagne). La ligne droite n’est pas forcément le meilleur moyen d’avancer efficacement. Ainsi, je pilote avec des détours !
De même, me concentrer à plein temps sur un projet (hormis en cas de dead line imminente) est illusoire, ainsi, je peux me divertir pour me ressourcer et ainsi redevenir productif. Je peux aussi utiliser les distractions comme des récompenses : quand j’aurai fait cela, je m’offre une pause de…